LES HAUTES TERRES

Tribus Dani et Yali


La vallée des terres de BALIEM se trouve sur les hauteurs d’Irian à une heure d’avion de Jayapura. Il y fait froid, à environ 1,400 mètres d’altitude ou plus. Tôt le matin, les nuages et le brouillard encerclent souvent les hauteurs, donnant une atmosphère mystique et sans âge Avec les premiers rayons du soleil, tout se dissipe. Les rivières de Baliem, riches de tons marrons crêmeux, serpentent à travers la vallée avant de se déverser, par une gorge, dans le sud et dans laMer Arafara. C’est ici que vit la tribu Dani, la plus fameuse de l’interieur des terres d’Irian. Ces anciens guerriers vivaient isolés jusqu’à ce qu’ils soient decouverts en 1938.

 

 


Ils cultivaient de surprenantes récoltes de pommes de terre douces dans le sol riche de la vallée, à l’aide d’un très efficace système . Comme il restait beaucoup de temps aux hommes après leur travail de culture, (le travail étant fait par les femmes de toute façon), ils dévellopaient l’art de la guerre rituelle.

 

Aujourd’hui, après plus de 50 ans de contacts avec le monde extérieur, le style de vie des Dani a changé quelque peu. Mais beaucoup d’hommes portent encore des fourreaux à penis distinctifs, et les femmes, des jupes d’herbes. L’agriculture est encore concentrée autour des patates douces.
Cochons et femmes restent les plus précieuses possessions des hommes.

A la suite d’occasionnelles batailles rituelles, des douzaines d’accidents dûs à des flèches, des lances et des haches ont lieu. Les mariages et les funérailles ont peu changé à travers les années.

Une visite dans la region de la vallée de Baliem peut être une ballade ou une aventure. Pour ceux qui ont besoin d’un minimum de confort, Wamena compte des hôtels avec repas acceptables.
et on y trouve localement des excursions d’une journée pouvant inclure un rituel Dani. Les âmes les plus robustes peuvent se mettrent en route grâce aux transports publics, et faire des randonnées dans des villages fascinants.
Les guides sont essentiels pour ces escursions où l’on doit compter sur l’hospitalité locale (un petit dédommagement financier est apprécier) et prenez aussi des victuailles a moins que vous ne puissiez survivre à un régime strict de patates douces.of sweet potatoes.
Wamena, la capitale du district de Jayawijaya avec une population d’à peine plus de 100,000 habitants, est la plus grande ville dans le centre montagneux de Papua. Avec plusieurs milliers de personnes, c’est le seul centre urbain de Baleim.
Tous les vols se posent ici, la principale piste des hauteurs. Le chef du district et les fonctionnaires vivent tous à Wamena, aux cotés de nombreux étudiants et enseignants. Une église Catholique Roman a son siège social ici dans le pays montagneux. On y trouve aussi un bureau de poste, une librairie et un service téléphonique. Et le plus, c’est le marché quotidien. Aux première heures de l’aube, les dani des alentours (jusqu’à plusieurs kilometres) commencent à se diriger vers le marché. La plupart des locaux apportent leur surplus de pomme de terre douce, de légumes comme les tomates, les carottes, les concombres et les choux ainsi que des ananas et plusieurs variétés de bananes. Des souvenirs comme des fleches à usage multiples, utilisées pour des jeux différents, même humain peuvent être achetés. D’autres objets incluant des fourreaux à penis, des haches en pierre et de coquilles de Cauri, étaient autrefois utilisés comme monnaie.
Il y a quelques villages traditionnels Dani près de Wamena. Le plus proche, Pugima, peut être atteint par une promenade d’une heure pour un avant gout de la culture locale.
Jiwika, à quelques 20 kilometres de là, est reliée par une bonne route avec des transports publics frequents. En route vers Jiwiika, toutes les escursions s’arrêtent pour voir la momie d’Akima, les restes fumes et sechés d’un chef puissant qui a eu accès au monde des esprits.
Il y a une autre momie, moins populaire mais aussi moins cher à photographier. Une nuit dans un simple petit hotel à Jiwika sera une bonne base pour explorer cette partie de la vallée. Une heure d’escalade assez raide mène à une piscine de saumur d’où du sel est toujours extrait de façon traditionnel. On peut voir des grottes et des villages le long de la route quittant Jiwika. Cette route rejoindra un jour une autre route venant de Jayapura.
Vers le sud de Wamena, une route mène sur le chemin Kurima, au commencement des gorges de Baleim. Les sentiers le long des gorges mènent à la tribu Yala qui vut ses premiers missionnaires il y a seulement une generation.
De l’autre coté de la vallée Baleim en venant de Jiwika, une sorte de route mène à Pyramid à l’entrée nord de la vallée. Avant Pyramid, des sentiers sur le coté se dirigent dans la montagne, passe le village des Dani jusqu’à des terres inhabitées où le lac Habbema et la couronne de neige du Mont Trikora sont localisés. Pyramid est un centre de missionnaires protestants situé sur les sentiers principaux menant de la vallée Baliem au territoir ouest des Dani.
Le sous district de Karubaga peut être rejoint en 3 ou 4 jours sur de bons sentiers. Si vous ne vous sentez pas faire de tels randonnées, la compagnie aérienne Merpati a 2 vols reguliers par semaine de Karubaga à Wamena et il y a aussi occasionnellement des vols de missionnaires.
Cependant si vous en êtes à la hauteur, vous pouvez continuez de faire de la randonnées de Karubaga à Bokondini et de Tiom vers l’ouest.


La tribue Yali est fort probablement la plus petite communauté de Papuan. J’ai écrit « probablement » parce que je suis convaincu que toutes les communautés vivant en Nouvelle Guinée ( y compris Irian Jaya) n’ont pas encore été découvertes.
Les Yalis n’ont été découvert qu’en 1976. Ils construisent leur maison dans les hauteurs, à l’intérieur des régions inhabités, et spécialement les zones près des montagnes, les lieus sont difficiles d’accès et ne furent ainsi découvertent que récement.

La tribue Papoue Yali appartient à la plus redouté des tribus cannibales de la partie ouest de l’ile de la Nouvelle Guinée (Irian Jaya). Ils sont classés parmis les pygmés ( peuple nain), et plus précisément parmis les pygmées « negrits ».



En dépit du fait que les hommes adultes soient à peine plus grand que 150 cm, et qu’ils n’aient jamais été des coupeurs de tête, ils sont respectés par leurs ennemis. La peur a pris une telle ampleur que les Yalis ne peuvent plus se rendre visite mutuellement. Il en résulte que dans chaque vallée, le langage se développe de différentes façons. La différence est si frappante que les membres des tribus Yalis eux-même revendiquent le fait que les vallées ne se comprennent pas entre elles.
La raison pour laquelle les groupes de cannibals appelés Yalis de Papouasie sont particulièrement terribles, est que ces derniers détruisaient totallement leurs ennemis. Ils ne mangeaient pas seulement leur corps, ils moulaient aussi apparement leurs os en poussière, laquelle était jeté dans la vallée. Ils faisaient cela pour éviter tout éventuel retour de la victime. Les populations des villages alentours n’étaient pas seulement tué par revanche, mais parfois uniquement pour la viande...
Les membres des tribus Yali habitant dans les montagnes de Papouasie à quelque 2500 – 2000 m au-dessus du niveau de la mer. Ils y a 2 chemins pour les rejoindre. La première, une randonnée très difficile mais magnifique. Cette longue randonnée de plusieurs jours commence à Wamena (18000 m). Elle traverse les montagnes variés de Jayawijaya, et une montagne saddle située à 4000 m au-dessus du niveau de la mer, pas très loin du sommet du Mont Elit. Cette randonnée est très ardue car les montagnes de Papouasie sont raides et pentues.

Vous n’éviterez pas la randonnée, meme si vous optez pour la seconde alternative : l’avion. Pour voir les Yalis vous devrez vous plonger dans l’aventure, vous aurez à les suivre dans leurs villages, situés dans les montagnes. Si vous souhaitez voir la plaine où vivent les members de la tribu Yali à 1000 – 1500 m au-dessus du niveau de la mer, vous aurez à prolonger votre randonnée de quelques jours. Vous ne le regretterez pas. Les scenes fantastiques qui vous seront offertes en récompense de vos efforts, resteront à vie dans votre mémoire. Croyez_moi




Les membres des tribus Yali vivent dans des huttes de forme ronde construitent à partir de planches coupées et les toits sont fait en feuille de pandan. Hommes et Femmes vivent séparément. Les femmes ont leu propre maison et les hommes vivent en communauté dans des maisons appellées « honai ».
Les hommes portent traditionnellement de grandes jupes en “rattan” et des kotekas. Les jupes sont composées d’un grand nombre de larges bandes de rattan séparées par 5 mm, lesquelles sont enroulées autour du corps comme un pneu. Ces « pneus » sont reliés à plusieurs endroits. Le résultat donne une sorte de jupe. Cette jupe couvre le corps des Yalis de la poitrine au bas des genoux. Le devant de cette jupe est supporté par un koteka, un “tube pour penis” fait à partie d’une plante portant des fruits de bois.


Les femmes Yali portent traditionnellement des petites et courtes jupes faites d’herbes. Leur poitrine est laissées nue, similairement au reste des tribues de Papouasie. Leur jupe couvrent simplement leur parties génitales. Elle se compose en 2 parties – celle de devant et celle de derrière. Un petit string encercle leur taille et la partie arrière de la jupe en dessous. Une partie de leur robe se compose aussi d’un sac tissé de fibres d’orchidées. Ce sac, plein ou vide, couvre l’arrière des femmes et leur fesses. Il se termine souvent en dessous du niveau des genous. La jupe est constituée de 4 couches. La première couche est donnée au filles lorqu’elles atteignent approximativement 4 ans. Une couche est ensuite donnée, rajoutéé tous les 4 ans. Aussitot que le nombre de couches est de 4, cela signifie que la jeune fille est devenue mature et peut être marriée.
Les membres des tribus Yali des plaines de Papouasie sont significativement différents de ceux vivant dans les hauteurs montagneuses. Les hommes Yali ne portent pas de jupe en rattan mais uniquement des kotekas. Les femmes quant à elles, ne portent pas la petite jupe faite de 4 couches, mais de longues jupe faites d’herbes. On pourrait dores et déjà dire que ces derniers ne sont pas aussi interressant que ceux vivant dans les montagnes Yali, mais l’opposé est vrai. Les Yali des plaines vivent presque isolés et sont ainsi très peu influencés par l’extérieur. Il est fantastique de pouvoir rencontrer ces 2 cultures lors d’une même randonnée. Une descente des hauteurs des montagnes jusuq’aux plaines peut être une agréable expérience, sachant que votre régime alimentaire changera en cours de route. Le régime de patates douces pourra se transformer en buamera (fruit du pandan) ou même en sagou.
La tribue Yali a un mode de vie similaire à la population Dani. Les Yali vivent dans les collines et sur des terrains plats. La temperature de cette region varie de 20°C à 30°C la journée et de 10°C à 15°C la nuit. La population s’élève à 30 000 habitants. Comparés aux Dani, les Yali sont plus primitifs. Ils sont aussi moins influences par le monde extérieur. Les plus grands villages sont Angguruk et Kosarek. Le transport aérien vers Angguruk ou Kosarek est réalisé via charter par la MAF (Mission Aviation Fellowship).
Les versions de la région sud du mythe Yali, comme racontés à Ninia et Holuwon, ont un grand nombre de variations (et bien sûr elles diffèrent également de celles enregistrées par Zollner pour Angguruk). A Ninia, les Yeli se sont dirigés à travers les montagnes (de la région de Angguruk/Pronggoli) vers Ferawe/Seimu (Seima).
Le mythe décrit comment les ancêtres délocalisent les Heluk et s’installent dans cette region – particulièrement le coté ouest de Heluk. A Holuwon, quelques personnes racontent cette version ou une version similaire, mais d’autres traces des Yeli (étant devenu des "dabi" [echnidna]) voyagent de la region de Korupun vers la Solo valley, à travers le bas de Solo et dans la région d’Uwam (sud est de Holuwon près de Baliem) et de là jusqu’a la région de Holuwon.
Ainsi, dans les 2 cas, les origines viennent de l’est, meme si une migration revient de l’ouest et du nord de Ninia.

Ainsi il est intéressant de voir que les gens d’Holuwon qui ont des traces des Seimu-Yalisili-Ninia ont un dialect similaire avec les peuples de Ninia Yali, alors que ceux qui racontent le mythe ayant des traces de Korupun/Duram-Uwam-Holuwon ont un dialect similaire avec les Seng/Solo Yali. Ainsi, il y a deux “seconde” initiations dans la vallée d’Heluk -- Moroal (comparé à Angguruk "murual") et "Kwalu". Moroal appartient à la version de la piste est-ouest , et Kwalu à la version de la piste Seimu-Yalisili-Ninia de l’héritage Yali. Ainsi Kwalu est seulement pratiqué dans le coté ouest de Heluk, mais Moroal est pratiqué à travers le sud de la région Yali de Solo à Heluk.